Découpage administratif : Bruxelles-Capitale
Bruxelles-Capitale, région du centre
de la Belgique, formant une enclave dans la province du Brabant
flamand.
La région de Bruxelles-Capitale a pour chef-lieu Bruxelles et ne forme
qu'un arrondissement.
Elle rassemble 19 communes : Anderlecht, Auderghem, Berchem-Sainte-Agathe,
Bruxelles, Etterbeek, Evere, Forest, Ganshoren, Ixelles, Jette, Koekelberg,
Molenbeek-Saint-Jean, Saint-Gilles, Saint-Josse-ten-Noode, Schaerbeek, Uccle,
Watermael-Boitsfort, Woluwe-Saint-Lambert et Woluwe-Saint-Pierre.
Elles forment une enclave bilingue (français-néerlandais) en
Région flamande.

|
|
Géographie
La région de Bruxelles-Capitale
occupe un espace restreint et totalement urbanisé, situé sur
un bas plateau traversé par la Senne. Celle-ci est reliée
au Rupel par un important canal, qui se prolonge au sud vers
Charleroi.
Èconomie
La région de Bruxelles-Capitale est le principal
pôle industriel, administratif, politique et culturel de
Belgique. Les industries sont très diversifiées.
Bruxelles même constitue le cinquième port du pays.
La plupart des activités industrielles de la région se trouvent à proximité du
port et des canaux, essentiellement dans les secteurs nord et ouest, le Sud
et l'Est étant plus résidentiels et agrémentés
d'espaces verts.
La ville de Bruxelles pèse très lourd dans l'industrie nationale :
elle développe des industries agroalimentaires et surtout concentre
le tiers des activités liées à la confection, ainsi que
le quart de l'industrie chimique (savons, peintures, pharmacie) et des constructions
mécaniques (montage automobile, matériel ferroviaire, appareillage électrique,
radio-télévision) et 40 p. 100 des activités
de l'imprimerie.
Parmi les communes de la région, certaines
accueillent également des industries variées, principalement
Anderlecht (industries chimiques, textiles, agroalimentaires
et constructions mécaniques), Berchem-Sainte-Agathe (industrie
chimique pour la fabrication de caoutchouc, confection), Evere
(électronique, technologies nouvelles), Forest (construction
automobile, savonnerie, textile), Ganshoren (fonderie), Koekelberg
(agroalimentaire), Molenbeek-Saint-Jean (agroalimentaire), Uccle
(constructions électriques) ou Woluwe-Saint-Pierre (chimie
fine).
La région accueille la majorité des
sièges sociaux des entreprises belges.
À cette fonction économique s'ajoute un rôle politique important :
Bruxelles est la résidence du roi des Belges et accueille plusieurs institutions
communautaires (Conseil des ministres, Commission
de l'Union européenne) ou internationales (Conseil
de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord).
C'est un pôle tertiaire important : nombreuses administrations,
commerces, hôpitaux, etc.
La région est un centre culturel et universitaire de premier plan.
Le tourisme y est actif, notamment à Bruxelles, ville riche en monuments
et en musées d'art.
Siège d'un archevêché, Bruxelles joue également
un rôle religieux considérable.
Le réseau de transports est à la
hauteur de ces multiples fonctions.
Un réseau routier et ferroviaire en étoile dessert la région,
l'axe principal étant l'axe «ABC», Anvers-Bruxelles-Charleroi,
ajoutant la voie navigable à la route et au rail.
Au nord-est se situe l'aéroport international de Zaventem.

Histoire
À la fin du Xe siècle, le duc
de Basse-Lotharingie fortifia une île de la Senne.
Le site, marécageux, prit le nom de Bruocsella, la «maison dans
le marais».
Étape entre Cologne et la Flandre, la ville développa au Moyen Âge
une industrie drapière et se fortifia au XIIe siècle.
Sous la domination des ducs de Bourgogne, Bruxelles devint un centre artistique
actif, et on y produit des tapisseries réputées.
En 1516, Charles Quint y fut couronné et, durant le XVIe siècle,
Bruxelles remplaça peu à peu Malines comme siège du gouvernement
central des Pays-Bas.
Ainsi, en 1555, ce fut encore à Bruxelles que Charles Quint transmit à son
fils Philippe II d'Espagne ses pouvoirs sur les Pays-Bas.
La période de domination qui s'ouvrit alors
fut marquée par des révoltes, notamment celles
du comte d'Egmont et du comte de Hornes contre l'envoyé de
Philippe II, le duc d'Albe.
En 1695, la ville fut assiégée par le maréchal de Villeroi
sur ordre de Louis XIV qui voulait ainsi libérer Namur assiégée.
Elle fut largement détruite à cette occasion. Charles de Lorraine
contribua alors beaucoup à son embellissement.
Annexée par les Français en 1795, la région forma le département
de la Dyle, avec Bruxelles pour chef-lieu.
À la chute de l'Empire (1815), elle partagea, avec La Haye, le rôle
de capitale des Pays-Bas.
En 1830, elle fut le point de départ de la révolution qui déboucha
sur l'indépendance de la Belgique.
Bruxelles devint alors la capitale du nouvel État,
et le roi Léopold Ier y fit son entrée solennelle
le 21 juillet (date devenue fête nationale) 1831.
La ville et ses alentours prirent alors un essor considérable et devinrent
un centre culturel et politique actif qui accueillit l'Exposition universelle
de 1958.
Dans la querelle linguistique qui divisa très tôt la Belgique,
Bruxelles et ses environs occupèrent rapidement une place particulière?;
en 1932, Bruxelles conserva le bilinguisme alors que le reste du pays voyait
la mise en place de l'unilinguisme régional.
En 1963 puis en 1977 fut décrété le statut particulier
des 19 communes de Bruxelles-Capitale, qui devint l'une des quatre régions
linguistiques du pays (flamande, wallonne, cantons de langue allemande et Bruxelles).
Pour en savoir plus : http://www.bruxelles.be
|