Belgique
: Présentation
Belgique (en néerlandais,
België), officiellement royaume de Belgique, pays d'Europe
occidentale, délimité au nord par les Pays-Bas
et la mer du Nord, à l'est par l'Allemagne et le Luxembourg
et au sud-ouest par la France.
Le pays, d'une superficie de 30 528 km², a pour capitale Bruxelles.

La Belgique (en néerlandais, België)
est un pays d'Europe occidentale, Il est entouré au nord
par les Pays-Bas et la mer du Nord, à l'est par l'Allemagne
et le Luxembourg et au sud-ouest par la France.
Le pays, d'une superficie de 30 528 km2, a pour capitale Bruxelles.
D'une longueur de 282 km, du sud-est au nord-ouest, donc de la mer jusqu’au
Luxembourg et d'une largeur du nord au sud d'environ 145 km, la Belgique
a la forme d'un triangle.
Relief
Le relief de la Belgique est beaucoup plus élevé au
sud, sud-est du pays avec un point culminant, le Signal de Botrange à une
altitude de 692m. Le paysage est beaucoup plus plat au nord nord-ouest
avec une altitude de 0 m le long de la Mer du Nord.
Le pays est traversé par deux grands fleuves. La Meuse dans la partie
est, un fleuve qui prend sa source en France et traverse la Belgique en passant
par les villes de Namur et Liège avant d’entrer aux Pays bas où il
se jette dans la Mer du Nord. L’autre grand fleuve, l'Escaut, vient aussi
de France, passe par Gent et le grand port de Antwerpen avant de se jeter aussi
dans la Mer du Nord le long de la frontière avec les Pays-Bas..
Climat
Comme la Belgique se situe non loin de l’Océan
Atlantique, son climat est tempéré, il ne fait
donc jamais ni très froid, ni très chaud. Il fait
aussi assez humide, beaucoup de pluies viennent en effet de l’Océan
tout proche.
La température moyenne annuelle de la Belgique est de 8,3°C.
À Bruxelles, elle est de 10°C, la moyenne de janvier est de 2,2°C,
celle de juillet de 17,8°C.
Les précipitations moyennes annuelles pour l'ensemble du pays sont de
699 mm.
Population
La Belgique comptait 10,3 millions d'habitants
en 2002, avec une croissance annuelle de 0,2 %. La densité est
une des plus élevées d'Europe, avec 315,3 habitants
au km2.
Institutions & vie politique
La Belgique est un royaume. A la mort du roi, c’est
son enfant le plus âgé qui lui succède. Le
roi n'a aucun pouvoir. Les lois sont votées par des parlementaires élus
par les habitants comme dans tous les autres pays d’Europe.
Ces parlementaires sont élus tous les quatre ans.
La Belgique est indépendante depuis 1830 et depuis, de nombreux changements
ont fait de ce pays un État fédéral, communautaire et
régional à la fois.
La plupart des pouvoirs gouvernementaux essentiels appartiennent depuis 1995,
aux trois régions que sont la Région-Flamande,
le Région-Wallonne et Bruxelles-Capitale.
Langues
En 1963, une loi a établi trois langues
officielles en Belgique : le néerlandais fut reconnu
comme la langue officielle en Flandre, le français en
Wallonie et l'allemand dans les cantons germanophones de la frontière
avec l’Allemagne.
Dans l'agglomération de Bruxelles, le français et le néerlandais
sont tous deux officiellement reconnus.
Pour en savoir plus : http://wwww.belgium.be
haut de page
Découpage administratif : Région Wallonne
Wallonne, Région, région
administrative du sud de la Belgique.
La région a pour capitale Namur, et englobe les provinces du Brabant
wallon, de Hainaut, de Liège, de Luxembourg et de Namur.
Les langues qui y sont parlées sont
le français (dialectes wallon, picard et lorrain) et
l'allemand.
La région couvre 55 p. 100 de la surface du pays et rassemble
33 p. 100 de la population.
Elle englobe, à l'extrême est de la province de Liège,
la Communauté germanophone.
Géographie
La Région wallonne s'étend sur les
plateaux et reliefs accidentés qui culminent avec les
Ardennes. Son extrémité occidentale recouvre une
petite portion de la plaine de Flandre, puis le relief s'élève
progressivement pour former les bas plateaux du Borinage et surtout
de la Hesbaye.
À l'est de la ligne de fracture suivie par
les cours de la Sambre et de la Meuse se situent les plateaux
de Condroz, Fagne et Famenne. L'extrémité orientale
de la province est formée par le massif ardennais et dans
les Hautes-Fagnes se trouve le point culminant de la Belgique,
le signal de Botrange, à 694 m d'altitude.

Au sud-est, au sud de la Semois, s'étend
le plateau de la Lorraine belge.
Outre la Sambre, la Meuse et la Semois, la région est également
drainée par l'Escaut, la Dendre, la Lesse, l'Ourthe, l'Amblève
et la Sûre.
Plusieurs canaux la traversent, d'importance moindre que les canaux de la Région
flamande, comme le canal du Centre entre l'Escaut et la Meuse ou le canal de
Liège.
Au nord de Liège, la région se trouve
au contact de la frontière avec les Pays-Bas, tandis qu'à l'est
elle est bordée par les frontières de l'Allemagne
et du grand-duché de Luxembourg, et au sud par la frontière
avec la France.
Copyright de la carte
: l'Union des Ville et Communes de Wallonie http://www.uvcw.be
Èconomie
Environ 55 p. 100 de la surface agricole
belge se situe en Wallonie.
Les exploitations de la région ont une superficie moyenne de 25,3 ha,
mais 70 p. 100 des terres sont occupées par des exploitations
de plus de 30 ha.
Au nord du sillon Sambre et Meuse, l'agriculture
est spécialisée, à l'est et à l'ouest,
dans la grande culture de céréales, de betteraves à sucre
et de pommes de terre, et ,au centre, dans l'association grande
culture céréalière et élevage bovin.
Au sud du sillon Sambre et Meuse, le Condroz associe, quant à lui, grandes
cultures céréalières et herbages et fourrages, à proportion égale.
Dans le restant du massif ardennais et sur ses proches plateaux, l'élevage
bovin et les herbages dominent largement.
Beaucoup plus que dans la Région flamande,
l'industrie wallonne a subi la crise des industries anciennes
(notamment charbonnières et métallurgiques), qui
on laissé place à 10 000 ha de friches.
Aujourd'hui, la région ne compte en fait que deux grands
pôles industriels : Charleroi et Liège, et
leurs alentours.
La région liégeoise, ancien pôle charbonnier jusqu'au milieu
des années 1980, est tournée vers la métallurgie et la
sidérurgie lourde, ainsi que la chimie des métaux non ferreux.
Les constructions métalliques représentent également une
part importante.
Liège est aussi le 4e port belge, pétrolier
notamment.
L'une des grandes brasseries de Belgique se situe à proximité, à Jupille.
Charleroi est le pôle sud de l'axe «ABC», Anvers-Bruxelles-Charleroi.
Là encore, les charbonnages ont cessé de fonctionner.
La sidérurgie, la métallurgie, les
constructions électriques et la verrerie, activités
traditionnelles de cette région, ont été rénovées
pour faire face à la crise, au prix de lourdes pertes
d'emplois.
Des industries de pointe (aérospatiale, industrie chimique fine) se
développent le long de l'axe autoroutier de Wallonie, où ont été installés
des parcs industriels; ces derniers occupent environ la même surface
que les friches industrielles, victimes de ce déplacement des activités.
La région compte encore quelques sites industriels
isolés comme Namur (industries diversifiées), Mons
(globalement en crise, très nombreuses friches industrielles),
Tournai (imprimerie, cimenteries, industries chimiques, électronique,
textile), Mouscron (textile, en difficulté), industries
laitières et sucrières en Hesbaye.
Le secteur tertiaire, développé dans
la région, représente souvent la majorité des
emplois dans les principales villes.
Le tourisme n'est pas aussi important qu'en Région flamande, et ne représente
que 19 p. 100 des nuitées belges.
Il profite principalement aux villes d'art comme Tournai, Namur ou Liège.
La Wallonie est au coeur d'un espace d'intenses
activités commerciales, industrielles et financières,
délimité par les lignes reliant Paris, Luxembourg,
Bonn, Amsterdam et Londres.
Histoire
La Région wallonne est née de la
réforme constitutionnelle de 1967-1971.
Elle s'inscrit dans un long processus de différenciation des régions
belges.
En effet, la première Constitution de la Belgique indépendante
(1831) proclama le français comme langue officielle unique, en réaction à la
domination des Pays-Bas (1814-1830).
En 1898, le bilinguisme fut reconnu pour toute
la Belgique.
En 1932, cependant, l'unilinguisme régional fut déclaré,
sauf à Bruxelles.
Au fil des années 1960, les revendications autonomistes se renforcèrent
et débouchèrent en 1971, sur la création constitutionnelle
de quatre régions linguistiques : Flandre, Wallonie, Communauté germanophone
et Bruxelles-Capitale.
L'autonomie fut ensuite renforcée. La Région
wallonne compte plusieurs communes à minorité linguistique
protégée (néerlandaise comme à Mouscron,
allemande comme à Welkenraedt, par exemple).
Pour en savoir plus : http://www.wallonie.be
Découpage administratif : Région Flamande
Flamande, Région (en néerlandais,
Vlaams Gewest), région administrative du nord de la
Belgique.
La région a pour capitale Bruxelles, et comprend les provinces d'Anvers,
du Brabant flamand, de Flandre-Occidentale, de Flandre-Orientale et du Limbourg.
Les langues qui y sont parlées sont
le néerlandais et différents dialectes flamands.
Elle recouvre 44 p. 100 de la superficie du pays et rassemble 57,8 p. 100
de la population belge.
Géographie
Bordée au nord et à l'est par la
frontière avec les Pays-Bas, la Région flamande
s'étend du littoral de la mer du Nord à la Campine,
zone essentiellement couverte de landes, de bruyères et
de pinèdes, sur une large plaine que ponctuent quelques
reliefs modérés (monts de Flandre, plateau de Campine).
Elle s'étend également sur des polders.
Elle est drainée par de nombreux cours d'eau : Yser, Lys, Escaut,
Dendre, Dyle, Démer, Meuse. Plusieurs canaux y furent aménagés,
dont certains accessibles à des navires de gros gabarit : canaux
Albert, Willebroek, et canaux de Campine, de Bruges et de Gand.
Èconomie
La Région flamande compte 34 000 exploitations
agricoles, dont la superficie moyenne est de 10,2 ha, ainsi
que 7 000 exploitations horticoles (3 ha en moyenne).
Les productions sont diversifiées. Les grandes cultures (notamment céréalières)
dominent sur les polders et dans une partie des Flandres, tandis que les herbages
et les cultures fourragères, qui tiennent une place très importante,
prédominent en Campine et en Flandre.
Elles vont de pair avec un élevage important,
principalement de bovins (lait et viande) ou, dans une moindre
mesure, de porcs et de volailles.
Les productions horticoles sont développées notamment au centre
de la région, et sont elles aussi diversifiées : légumes
autour de Malines et de Roeselare, fruits dans le Hageland et le sud du Limbourg,
endives et fleurs autour d'Aalst, plantes en pots près de Gand, pépinières à Wetteren.
De grandes criées pour la vente de ces productions ont lieu à Roeselare,
Sint-Katelijne-Waver et Hoogstraten.
La région abrite tous les principaux ports de Belgique, à commencer
par le port d'Anvers, quatrième port mondial, assurant les quatre cinquièmes
du commerce belge.
Le port de Gand et l'ensemble Bruges-Zeebrugge (deuxième port de Belgique
pour la pêche et le commerce) ont aussi une activité non négligeable.
Anvers comme Zeebrugge sont notamment des ports pétroliers.
Ostende est le premier port de pêche belge. Tous ces ports assurent également
le transport des voyageurs vers l'Angleterre.
Traditionnellement, l'industrie de la région
est tournée vers le textile, l'agroalimentaire et les
charbonnages en Campine. Cette dernière activité s'est
arrêtée en 1992.
Frappée par la crise des industries anciennes, la Région flamande
connaît cependant moins de friches industrielles que la Région
wallonne.
Dans les années 1959-1981, elle a reçu 59 p. 100 des
investissements à l'aide au développement réalisés
en Belgique, ce qui explique sans doute en partie sa meilleure gestion de la
crise.
Les autres secteurs traditionnels sont toujours
présents, notamment en Flandre pour ce qui concerne le
textile, mais l'industrie flamande s'est diversifiée.
Les activités industrielles de la région se font le plus souvent
en liaison étroite avec les activités portuaires, dont elles
dépendent parfois totalement (chantiers navals, chimie et pétrochimie,
pharmacie, par exemple).
Autour d'Anvers se sont aussi développées des industries automobiles
et des métaux non ferreux, tandis que, plus au sud (Louvain, Malines),
on trouve des industries du bois et du meuble, ou des constructions métalliques.
À Louvain se situe également la plus
importante brasserie de Belgique (Stella Artois produit 9 millions
d'hectolitres par an).
L'ouest de la région compte trois grands pôles industriels :
Bruges, Gand et Ypres.
Leurs industries sont diversifiées : textile, métallurgie,
agroalimentaire, bois.
Le secteur tertiaire est également développé en Région
flamande, où il joue un rôle essentiel dans les principales villes.
Le tourisme est actif, grâce notamment à la
présence dans la région des villes d'art les plus
renommées de Belgique, comme Bruges en particulier, connue
pour être la «Venise du Nord».
De nombreux musées abritent des œuvres remarquables, dont celles
des fameux peintres flamands du XVe au XVIIIe siècle (Van Eyck,
Memling, Bruegel, Rubens, Van Dyck).
D'autres activités touristiques sont présentes
dans la région. Ainsi, le littoral accueille-t-il quelques
stations balnéaires réputées, et des parcs
d'attractions, se sont développés.
Les activités régionales sont soutenues
par le réseau de transport, plus dense que celui de Wallonie,
qui comprend de nombreuses autoroutes et voies ferrées,
d'importants canaux, ainsi que l'aéroport de Bruxelles-Zaventem.
Histoire
La Région flamande est apparue avec la réforme
constitutionnelle de 1967-1971.
Elle s'inscrivait dans un long processus de différenciation entre les
régions belges.
En effet, la première Constitution de la Belgique indépendante
(1831) institua le français comme langue officielle unique, en réaction à la
domination des Pays-Bas (1814-1830).
Le bilinguisme fut établi en 1898, puis
l'unilinguisme régional s'imposa en 1932, sauf à Bruxelles.
Au fil des années 1960, les revendications fédéralistes
devinrent plus pressantes.
En 1971, quatre régions linguistiques furent
constitutionnellement établies : Flandre, Wallonie,
Communauté germanophone et Bruxelles-Capitale.
Des communes à minorité linguistique protégée ont été créées,
notamment dans la banlieue bruxelloise et dans la région des Fourons.
Cette dernière fut annexée à la province du Limbourg en
1963, alors qu'une large majorité souhaitait rester dans la province
de Liège; désormais, la demande de statut de communauté bilingue
est de plus en plus vive.
Malgré ces aménagements pour laisser à chacun
particularismes et autonomie, une volonté purement séparatiste
demeure chez certaines organisations flamandes.
Pour en savoir plus : http://www.vlaanderen.be
Découpage administratif : Bruxelles-Capitale
Bruxelles-Capitale, région du centre
de la Belgique, formant une enclave dans la province du Brabant
flamand.
La région de Bruxelles-Capitale a pour chef-lieu Bruxelles et ne forme
qu'un arrondissement.
Elle rassemble 19 communes : Anderlecht, Auderghem, Berchem-Sainte-Agathe,
Bruxelles, Etterbeek, Evere, Forest, Ganshoren, Ixelles, Jette, Koekelberg,
Molenbeek-Saint-Jean, Saint-Gilles, Saint-Josse-ten-Noode, Schaerbeek, Uccle,
Watermael-Boitsfort, Woluwe-Saint-Lambert et Woluwe-Saint-Pierre.
Elles forment une enclave bilingue (français-néerlandais) en
Région flamande.

Géographie
La région de Bruxelles-Capitale
occupe un espace restreint et totalement urbanisé, situé sur
un bas plateau traversé par la Senne. Celle-ci est reliée
au Rupel par un important canal, qui se prolonge au sud vers
Charleroi.
Èconomie
La région de Bruxelles-Capitale est le principal
pôle industriel, administratif, politique et culturel de
Belgique. Les industries sont très diversifiées.
Bruxelles même constitue le cinquième port du pays.
La plupart des activités industrielles de la région se trouvent à proximité du
port et des canaux, essentiellement dans les secteurs nord et ouest, le Sud
et l'Est étant plus résidentiels et agrémentés
d'espaces verts.
La ville de Bruxelles pèse très lourd dans l'industrie nationale :
elle développe des industries agroalimentaires et surtout concentre
le tiers des activités liées à la confection, ainsi que
le quart de l'industrie chimique (savons, peintures, pharmacie) et des constructions
mécaniques (montage automobile, matériel ferroviaire, appareillage électrique,
radio-télévision) et 40 p. 100 des activités
de l'imprimerie.
Parmi les communes de la région, certaines
accueillent également des industries variées, principalement
Anderlecht (industries chimiques, textiles, agroalimentaires
et constructions mécaniques), Berchem-Sainte-Agathe (industrie
chimique pour la fabrication de caoutchouc, confection), Evere
(électronique, technologies nouvelles), Forest (construction
automobile, savonnerie, textile), Ganshoren (fonderie), Koekelberg
(agroalimentaire), Molenbeek-Saint-Jean (agroalimentaire), Uccle
(constructions électriques) ou Woluwe-Saint-Pierre (chimie
fine).
La région accueille la majorité des
sièges sociaux des entreprises belges.
À cette fonction économique s'ajoute un rôle politique important :
Bruxelles est la résidence du roi des Belges et accueille plusieurs institutions
communautaires (Conseil des ministres, Commission
de l'Union européenne) ou internationales (Conseil
de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord).
C'est un pôle tertiaire important : nombreuses administrations,
commerces, hôpitaux, etc.
La région est un centre culturel et universitaire de premier plan.
Le tourisme y est actif, notamment à Bruxelles, ville riche en monuments
et en musées d'art.
Siège d'un archevêché, Bruxelles joue également
un rôle religieux considérable.
Le réseau de transports est à la
hauteur de ces multiples fonctions.
Un réseau routier et ferroviaire en étoile dessert la région,
l'axe principal étant l'axe «ABC», Anvers-Bruxelles-Charleroi,
ajoutant la voie navigable à la route et au rail.
Au nord-est se situe l'aéroport international de Zaventem.

Histoire
À la fin du Xe siècle, le duc
de Basse-Lotharingie fortifia une île de la Senne.
Le site, marécageux, prit le nom de Bruocsella, la «maison dans
le marais».
Étape entre Cologne et la Flandre, la ville développa au Moyen Âge
une industrie drapière et se fortifia au XIIe siècle.
Sous la domination des ducs de Bourgogne, Bruxelles devint un centre artistique
actif, et on y produit des tapisseries réputées.
En 1516, Charles Quint y fut couronné et, durant le XVIe siècle,
Bruxelles remplaça peu à peu Malines comme siège du gouvernement
central des Pays-Bas.
Ainsi, en 1555, ce fut encore à Bruxelles que Charles Quint transmit à son
fils Philippe II d'Espagne ses pouvoirs sur les Pays-Bas.
La période de domination qui s'ouvrit alors
fut marquée par des révoltes, notamment celles
du comte d'Egmont et du comte de Hornes contre l'envoyé de
Philippe II, le duc d'Albe.
En 1695, la ville fut assiégée par le maréchal de Villeroi
sur ordre de Louis XIV qui voulait ainsi libérer Namur assiégée.
Elle fut largement détruite à cette occasion. Charles de Lorraine
contribua alors beaucoup à son embellissement.
Annexée par les Français en 1795, la région forma le département
de la Dyle, avec Bruxelles pour chef-lieu.
À la chute de l'Empire (1815), elle partagea, avec La Haye, le rôle
de capitale des Pays-Bas.
En 1830, elle fut le point de départ de la révolution qui déboucha
sur l'indépendance de la Belgique.
Bruxelles devint alors la capitale du nouvel État,
et le roi Léopold Ier y fit son entrée solennelle
le 21 juillet (date devenue fête nationale) 1831.
La ville et ses alentours prirent alors un essor considérable et devinrent
un centre culturel et politique actif qui accueillit l'Exposition universelle
de 1958.
Dans la querelle linguistique qui divisa très tôt la Belgique,
Bruxelles et ses environs occupèrent rapidement une place particulière?;
en 1932, Bruxelles conserva le bilinguisme alors que le reste du pays voyait
la mise en place de l'unilinguisme régional.
En 1963 puis en 1977 fut décrété le statut particulier
des 19 communes de Bruxelles-Capitale, qui devint l'une des quatre régions
linguistiques du pays (flamande, wallonne, cantons de langue allemande et Bruxelles).
Pour en savoir plus : http://www.bruxelles.be
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