Géographie
La Région wallonne s'étend sur les
plateaux et reliefs accidentés qui culminent avec les
Ardennes. Son extrémité occidentale recouvre une
petite portion de la plaine de Flandre, puis le relief s'élève
progressivement pour former les bas plateaux du Borinage et surtout
de la Hesbaye.
À l'est de la ligne de fracture suivie par
les cours de la Sambre et de la Meuse se situent les plateaux
de Condroz, Fagne et Famenne. L'extrémité orientale
de la province est formée par le massif ardennais et dans
les Hautes-Fagnes se trouve le point culminant de la Belgique,
le signal de Botrange, à 694 m d'altitude.

Au sud-est, au sud de la Semois, s'étend
le plateau de la Lorraine belge.
Outre la Sambre, la Meuse et la Semois, la région est également
drainée par l'Escaut, la Dendre, la Lesse, l'Ourthe, l'Amblève
et la Sûre.
Plusieurs canaux la traversent, d'importance moindre que les canaux de la Région
flamande, comme le canal du Centre entre l'Escaut et la Meuse ou le canal de
Liège.
Au nord de Liège, la région se trouve
au contact de la frontière avec les Pays-Bas, tandis qu'à l'est
elle est bordée par les frontières de l'Allemagne
et du grand-duché de Luxembourg, et au sud par la frontière
avec la France.
Copyright de la carte
: l'Union des Ville et Communes de Wallonie http://www.uvcw.be
Èconomie
Environ 55 p. 100 de la surface agricole
belge se situe en Wallonie.
Les exploitations de la région ont une superficie moyenne de 25,3 ha,
mais 70 p. 100 des terres sont occupées par des exploitations
de plus de 30 ha.
Au nord du sillon Sambre et Meuse, l'agriculture
est spécialisée, à l'est et à l'ouest,
dans la grande culture de céréales, de betteraves à sucre
et de pommes de terre, et ,au centre, dans l'association grande
culture céréalière et élevage bovin.
Au sud du sillon Sambre et Meuse, le Condroz associe, quant à lui, grandes
cultures céréalières et herbages et fourrages, à proportion égale.
Dans le restant du massif ardennais et sur ses proches plateaux, l'élevage
bovin et les herbages dominent largement.
Beaucoup plus que dans la Région flamande,
l'industrie wallonne a subi la crise des industries anciennes
(notamment charbonnières et métallurgiques), qui
on laissé place à 10 000 ha de friches.
Aujourd'hui, la région ne compte en fait que deux grands
pôles industriels : Charleroi et Liège, et
leurs alentours.
La région liégeoise, ancien pôle charbonnier jusqu'au milieu
des années 1980, est tournée vers la métallurgie et la
sidérurgie lourde, ainsi que la chimie des métaux non ferreux.
Les constructions métalliques représentent également une
part importante.
Liège est aussi le 4e port belge, pétrolier
notamment.
L'une des grandes brasseries de Belgique se situe à proximité, à Jupille.
Charleroi est le pôle sud de l'axe «ABC», Anvers-Bruxelles-Charleroi.
Là encore, les charbonnages ont cessé de fonctionner.
La sidérurgie, la métallurgie, les
constructions électriques et la verrerie, activités
traditionnelles de cette région, ont été rénovées
pour faire face à la crise, au prix de lourdes pertes
d'emplois.
Des industries de pointe (aérospatiale, industrie chimique fine) se
développent le long de l'axe autoroutier de Wallonie, où ont été installés
des parcs industriels; ces derniers occupent environ la même surface
que les friches industrielles, victimes de ce déplacement des activités.
La région compte encore quelques sites industriels
isolés comme Namur (industries diversifiées), Mons
(globalement en crise, très nombreuses friches industrielles),
Tournai (imprimerie, cimenteries, industries chimiques, électronique,
textile), Mouscron (textile, en difficulté), industries
laitières et sucrières en Hesbaye.
Le secteur tertiaire, développé dans
la région, représente souvent la majorité des
emplois dans les principales villes.
Le tourisme n'est pas aussi important qu'en Région flamande, et ne représente
que 19 p. 100 des nuitées belges.
Il profite principalement aux villes d'art comme Tournai, Namur ou Liège.
La Wallonie est au coeur d'un espace d'intenses
activités commerciales, industrielles et financières,
délimité par les lignes reliant Paris, Luxembourg,
Bonn, Amsterdam et Londres.
Histoire
La Région wallonne est née de la
réforme constitutionnelle de 1967-1971.
Elle s'inscrit dans un long processus de différenciation des régions
belges.
En effet, la première Constitution de la Belgique indépendante
(1831) proclama le français comme langue officielle unique, en réaction à la
domination des Pays-Bas (1814-1830).
En 1898, le bilinguisme fut reconnu pour toute
la Belgique.
En 1932, cependant, l'unilinguisme régional fut déclaré,
sauf à Bruxelles.
Au fil des années 1960, les revendications autonomistes se renforcèrent
et débouchèrent en 1971, sur la création constitutionnelle
de quatre régions linguistiques : Flandre, Wallonie, Communauté germanophone
et Bruxelles-Capitale.
L'autonomie fut ensuite renforcée. La Région
wallonne compte plusieurs communes à minorité linguistique
protégée (néerlandaise comme à Mouscron,
allemande comme à Welkenraedt, par exemple).
Pour en savoir plus : http://www.wallonie.be
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