La scolarité primaire
La scolarité primaire commence à lécole
maternelle (accueil à partir de 2 ans en fonction des
places disponibles) et continue à lécole élémentaire.
Lenseignement est gratuit et obligatoire
pour tous les enfants, français et étrangers, à partir
de 6 ans.
Il dure en moyenne 5 ans pour lécole élémentaire
(de 6 à 11 ans).
Les parents sont en principe tenus dinscrire
leurs enfants dans le secteur scolaire de leur domicile.
La scolarité est organisée en cycles
qui se caractérisent par des objectifs exprimés
en termes de compétences à acquérir, des
critères dévaluation, des programmes, instructions
et progressions, une durée.
En savoir plus sur l’ECOLE MATERNELLE
Aperçu historique
C'est à partir du milieu du dix-neuvième siècle que se développe
en France une conception particulière de l'éducation préélémentaire,
lui assignant une fonction de scolarisation proche de celle de l'école
primaire. Dans cette perspective, progressivement, le terme d"'école
maternelle" a tendu à se substituer à celui plus ancien de "salle
d'asile" qui n'impliquait qu'une fonction de garderie des plus jeunes enfants.
Dès 1835, une ordonnance prescrit aux inspecteurs de l'éducation
primaire de "comprendre les salles d'asile au nombre des établissements
qu'ils doivent visiter". Les recommandations encouragent l'enseignement
des premiers principes d'instruction religieuse, les notions élémentaires
de lecture, d'écriture de calcul mental, des chants moraux, des travaux
d'aiguille et tous les ouvrages de main. La loi scolaire de 1881 dispose pour
sa part, que "les écoles maternelles (...) sont des établissements
d'éducation". Un programme éducatif est adopté en 1887
sous l'impulsion de la pédagogue P.Kergomard. Enfin, cette orientation
est confirmée en 1921 par le changement de statut des instituteurs des écoles
maternelles qui sont assimilés à ceux des écoles élémentaires
et dont le temps de service est aligné sur celui des enseignants de l'école
primaire.
Age d'admission
Les enfants âgés de deux ans révolus à la date de
la rentrée scolaire, dont l'état de santé et de maturation
physiologique et psychologique est compatible avec la vie collective en milieu
scolaire, peuvent être admis dans la limite des places disponibles en
classe maternelle. Un effort est entrepris pour assurer prioritairement cet
accueil dans les zones d'environnement social défavorisé, urbaines,
rurales ou de montagne, et particulièrement en zone d'éducation
prioritaire. Exceptionnellement, les enfants atteignant l'âge de deux
ans entre la rentrée et le 31 décembre de l'année civile
en cours peuvent être admis dans les mêmes conditions.
Modalités d'inscription
L'enseignement préélémentaire étant facultatif,
l'admission en classe de maternelle se fait sur demande de la famille. Le directeur
d'école procède alors à l'admission des élèves
sur présentation :
- d'une fiche d'état civil ou du livret
de famille,
- d'un certificat du médecin de famille,
- du carnet de santé attestant que l'enfant
a subi les vaccinations obligatoires pour son âge,
- du certificat d'inscription délivré par
le maire de la commune dont dépend l'école.
Objectifs généraux
Défini en 1990, l'objectif général de l'école maternelle
est de développer toutes les possibilités de l'enfant, afin de
lui permettre de former sa personnalité et de lui donner les meilleures
chances de réussir à l'école élémentaire
et dans la vie en le préparant aux apprentissages ultérieurs
et en apprenant la vie en collectivité.
Si l'école maternelle constitue un mode d'accueil de la petite enfance
très apprécié des familles, c'est parce qu’elle
se caractérise d'abord par sa fonction de scolarisation : elle fait
du jeune enfant un écolier qui a compris les règles de l’institution
scolaire avant l'aborder l'école obligatoire; elle renforce et enrichit
par ailleurs la maîtrise de la langue, qui constitue une base fondamentale
pour l'apprentissage de la lecture. Elle a aussi un rôle compensatoire
et une mission de prévention des handicaps ou grandes difficultés.
Le programme de l'école maternelle a été défini
en mars 1995 autour de 6 grands domaines d'activités qui consistent à apprendre à :
- vivre ensemble,
- parler et constituer son langage,
- s'initier au monde de l'écrit,
- agir dans le monde,
- découvrir le monde,
- imaginer, sentir, créer.
Programmes d'études, matières,
nombre d'heures
On peut distinguer, selon les grands axes pédagogiques, des séries
d'activités qui contribuent au développement global de l'enfant
et à la préparation à l'école élémentaire
:
les activités physiques, qui ont pour but de fournir à l'enfant
ce dont il a besoin pour se maintenir en bonne santé, d'exercer sa motricité,
et de faciliter la prise de conscience de l'image du corps dans l'espace;
- les activités scientifiques et techniques,
qui ont pour but de permettre à l'enfant de poser et
résoudre un problème en explorant, découvrant
et fabriquant;
- les activités de communication et d'expression
orale et écrite, qui ont pour but de développer
la maîtrise du langage;
- les activités artistiques et esthétiques,
qui ont pour but de développer la sensibilité,
l'écoute et l'observation de l'enfant et de le familiariser
avec les formes d'art et les matériaux les plus variés.
La durée hebdomadaire de la scolarité est
fixée à 26 heures. Elle ne se structure pas autour
d'une répartition de disciplines aux frontières
et aux horaires stricts. Le maître organise les activités
de la journée de façon autonome en respectant à la
fois les besoins des élèves et les compétences à acquérir
définies pour chaque cycle.
Méthodes
La pédagogie propre à l'école maternelle repose sur des
principes issus de la philosophie européenne de l'éducation et
de la connaissance théorique et empirique des enfants.
Les activités d'exploration de l'environnement, de manipulation et de
jeu y ont une place prépondérante ; les situations d'apprentissage
organisées par le maître pour susciter des progrès dans
tel ou tel domaine sont aussi importantes, surtout dans les deux premières
années. Ainsi des moments où les enfants ont l'initiative alternent
avec des moments plus structurés. Les enseignants observent précisément
les comportements et les réalisations des enfants pour les aider et
ajuster leurs exigences aux acquis et aux besoins de chacun.
Évaluation
Le maître ou l'équipe pédagogique est responsable de l'évaluation
régulière des acquis des élèves, qui se fonde en école
maternelle sur une observation attentive des enfants. Sur leurs propositions,
c'est le Conseil des maîtres qui détermine la progression d'un élève
dans chaque cycle. Afin de tenir les parents informés de la situation
de leurs enfants, un livret scolaire est constitué pour chaque élève
sur lequel sont inscrits les résultats des évaluations et des
indications précises sur leurs acquis.
Taux de scolarisation (%)
Des progrès très significatifs ont été réalisés
les trente dernières années au niveau de l'enseignement préscolaire.
De 50% en 1960, la scolarisation touche 85% des générations d'enfants
de 2 à 5 ans, en 1990. Depuis, comme le montre le tableau de la répartition
(en %) des élèves du préélémentaire par âge,
leur scolarisation se stabilise en marquant tout de même un léger
recul.
L'évolution la plus caractéristique
de la période considérée concerne l'accueil
des enfants de 3 ans : minoritaire, il y a trente ans elle devient
une règle générale pour l'ensemble des effectifs
de cette tranche d'âge. La tendance semble ne pas se confirmer
pour la scolarisation des enfants de 2 ans. De 36,3% en 1980,
elle est en légère baisse en s’établissant
pour l’année 2000-2001 à 35,7%, soit 53%
des enfants de 2 ans révolus au moment de la rentrée.
Les efforts qui sont consentis dans les zones d'éducation
prioritaires (ZEP) afin de favoriser l'accueil de ces très
jeunes enfants en classes maternelles donnent selon les premières
estimations des résultats encourageants : les écoles
maternelles situées en ZEP accueilleraient plus de 60
% des enfants de 2 ans révolus et afficheraient un taux
de scolarisation qui dépasse la moyenne nationale (40%).
1994/95 1997/98 1998/99 1999/00 2000/01*
2 ans 35,4 34,7 35,2 35,0 35,0
3 ans 99,6 100,0 99,9 100 100
4 ans 100 100,0 100 100 100
5 ans 100 99,4 99,4 100 100
2-5 ans 84,4 84,0 83,5 84,2 85,0Nombre moyen d'élèves par classe
(France métropolitaine)
En 1999-2000, nous observons une stabilisation des effectifs moyens dans les écoles
préélémentaires du secteur public alors que ceux-ci sont
en légère augmentation dans le secteur privé.
Evolution du nombre moyen d'élèves par classe
1994/95 1995/96 1996/97 1997/98 1998/99 1999/00
Public 27,1 * * 25,7 25,5 25,5
Privé 26,7 26,3 25,8 25,7 25,6 25,9
*Les données ne sont pas disponibles
En savoir plus sur l’ ECOLE ELEMENTAIRE
Aperçu historique
Du début du XIXe siècle à la fin des années 1870,
l'enseignement primaire, encore non obligatoire, se développe peu à peu
en France. Il existe à la fois des écoles primaires publiques
relevant de l'État, et des écoles privées appartenant
pour la plupart à des congrégations enseignantes de l'Église
catholique. L'influence de l'Église catholique en matière d'éducation
demeure prédominante : en vertu des dispositions de la loi Falloux (1850),
son contrôle s'exerce même sur l'enseignement public.
Les républicains, qui disposent de tout
le pouvoir politique à partir de 1879 dans le cadre des
institutions de la Troisième République, ont de
grandes ambitions dans le domaine de l'éducation : ils
veulent notamment rendre l'instruction primaire obligatoire pour
tous les enfants, et faire de l'enseignement primaire public
un enseignement gratuit et laïque, c'est-à-dire neutre,
libéré de la tutelle de l'Église catholique
trop liée aux forces conservatrices et monarchistes. De
1879 à 1885, Jules Ferry, tantôt ministre de l'Instruction
publique, tantôt chef du gouvernement (ou les deux à la
fois), réalise ce programme et fonde véritablement
l'Éducation nationale, en développant l'enseignement
public et laïque à tous les niveaux. En 1881, la
gratuité de l'enseignement primaire est établie,
suivie par l'adoption en 1882, de la scolarité obligatoire
pour tous les enfants à partir de 6 ans et jusqu'à 13
ans.
Le temps de la scolarité obligatoire a été progressivement
allongé : jusqu'à 14 ans en 1936 et jusqu'à 16
ans en 1959. Dans les années soixante, l'accès à la
scolarisation secondaire (dans les collèges) est devenu
la règle pour tous les élèves, à partir
de l'âge de 11 ans.
L'école élémentaire a alors perdu ses classes terminales
(classes de fin d'études et cours supérieur pour les élèves âgés
de 11 à 13 ans environ) ainsi que sa fonction certificative, le certificat
d'études primaires ayant longtemps été l'examen qui sanctionnait
la scolarité obligatoire.
Le début des années 1980 est marqué par de nouvelles réformes
structurelles, notamment celles des zones d’éducation prioritaires
ZEP qui visent à donner plus de moyens aux écoles les plus en
difficultés. Mais à la même époque, on découvre
la résistance de l’échec scolaire aux mesures de réorganisation
qu’a connues l’école primaire. La loi d’orientation
de 1989 propose une nouvelle politique qui ambitionne d’accompagner l’afflux
des élèves dans un enseignement long et exigeant et de trouver
une réponse démocratique à la " massification " de
l’enseignement. La loi prévoit ainsi l’introduction du projet
d’école, l’organisation en cycles, les évaluations,
une meilleure articulation entre école maternelle et école élémentaire,
la réduction du redoublement et enfin préconise l’accès
de tous les élèves à une qualification à l’issue
de la scolarisation obligatoire. Cadre législatif
C'est dans le cadre défini par la loi d'orientation sur l'éducation
de 1989 qu'ont été fixées en 1990 les règles relatives à l'organisation
et au fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires.
En 1991 un document du ministère intitulé "Les cycles à l'école
primaire" précise les grandes orientations pour la mise en oeuvre
de la nouvelle politique pour l'école primaire et les compétences
que les élèves doivent acquérir au cours de chaque cycle.
Les programmes ont été entièrement révisés
en 1995 et les horaires modifiés (arrêtés du 22 février
1995).
Objectifs généraux
L'objectif général poursuivi dans l'enseignement primaire a été défini
comme suit en 1990 : "L'école élémentaire apporte à l'élève
les éléments et les instruments fondamentaux du savoir : expression
orale et écrite, lecture, mathématiques. Elle lui permet d'exercer
et de développer son intelligence, sa sensibilité, ses aptitudes
manuelles, physiques et artistiques. L'école permet à l'élève
d'étendre sa conscience du temps, de l'espace, des objets du monde moderne
et de son propre corps. Elle permet l'acquisition progressive de savoirs méthodologiques
et prépare l'élève à suivre dans de bonnes conditions
la scolarité du collège.
Programmes d'études
Pour chacun des cycles, trois types de compétences ont été distinguées
: les compétences transversales, les compétences d'ordre disciplinaire
et les compétences dans le domaine de la langue, qui s'articulent de
façon complémentaire à travers toutes les disciplines.
D'une façon générale, le cycle des apprentissages fondamentaux
qui s'étend sur deux ans vise à assurer la structuration des
savoirs et les automatismes de base. Sont privilégiés en particulier
la lecture, la production d'écrits et le calcul.
Le cycle des approfondissements, qui s'étend
sur trois ans est caractérisé par un double aspect
: d'une part, renforcement et consolidation des apprentissages
du cycle précédent et d'autre part, élargissement
des notions abordées et souci de rigueur plus grand dans
le domaine des méthodes d'investigation afin d'amener
les élèves à une identification plus précise
des domaines et des méthodes de travail propres à chaque
discipline.
En outre, depuis 1989, un enseignement d'une langue
vivante étrangère a été introduit à titre
expérimental dans un certain nombre d'écoles. Cette
expérimentation est devenue à la rentrée
1992 l'enseignement d'initiation aux langues vivantes (EILE).
A partir de la rentrée 1998 et dans le cadre de la circulaire
du 11 mai 1998 cet enseignement se généralise au
niveau du CM2 (dernière année de l’élémentaire)
pour concerner en 1999-2000 80,9% des élèves du
secteur public et 88,1% des élèves du privé.
L’anglais reste la langue la plus étudiée
(79,8% des élèves) suivie de l’allemand (15,2%),
de l’espagnol (2,4%) et de l’italien (1,3%).
Les programmes de l'école primaire, entrés
en vigueur à la rentrée 1995 (BO spécial
du 9 mars 1995), recentrent l'enseignement sur les apprentissages
fondamentaux, au premier rang desquels figurent la maîtrise
de la langue française écrite et orale, l'acquisition
de méthodes de travail qui passe par l'organisation d'études
dirigées et l'éducation artistique et sportive.
Méthodes
Si les programmes et instructions ont un caractère obligatoire pour
tous les maîtres et pour toutes les écoles, le choix des méthodes
et démarches pédagogiques relève d'abord de l'initiative
et de la responsabilité des maîtres. Ceux-ci ont recours à "des
pratiques pédagogiques différenciées, adaptées
aux rythmes, aux difficultés et à la diversité des enfants" et
mettent en oeuvre "une pédagogie de l'activité".
Évaluation des élèves
Des évaluations continues et périodiques sont établies
par l'enseignant ou les enseignants durant chacun des cycles afin de tester
les acquis des élèves. D'autre part, une opération nationale
d'évaluation, systématique et obligatoire de tous les élèves
est organisée chaque année depuis 1989. Le dispositif d'évaluation
est mis en place par une des dix directions du ministère de l'Education
nationale: la direction de la programmation et du développement, précédemment
nommée direction de l'évaluation et de la prospective. L'élève
est évalué à trois étapes de son parcours scolaire
:
à l'entrée du CE2 (début du cycle des approfondissements
qui correspond au milieu de l'enseignement élémentaire - 8ans);
à l'entrée de la 6ème (début du collège -
11 ans);
et depuis 1992 à l'entrée de la seconde générale
et technologique ou professionnelle (début du lycée - 15 ans).
L'évaluation qui s'effectue presque à mi-parcours de l'école
primaire a comme fonction première de dresser un diagnostique sur les
apprentissages des élèves élèves en français
et en mathématiques. En français, les élèves sont évalués
en fonction de l’accomplissement des tâches qui se rapportent à la
compréhension, aux outils de la langue pour lire et écrire et
enfin à la production des textes. Concernant les mathématiques
l’évaluation porte sur des travaux géométriques,
des mesures, des travaux numériques ainsi que sur la résolution
des problèmes à données numériques. Selon les derniers
résultats issus de l’évaluation de septembre 2000, en français,
les élèves ont un score moyen global de 72% de réussite
et en mathématiques, 67,1%. Le taux de réussite présente
des disparités en fonction de l’origine sociale de l’élève
: les enfants issus d’un milieu social favorisé (père cadre
ou profession libérale) obtiennent en mathématiques et en français
des résultats supérieurs à ceux des enfants issus de milieux
moins favorisés : 6,6 points d’écarts avec les enfants
d’employés et 12,3 points avec ceux d’ouvriers en français
et respectivement 4,8 et 10,4 en mathématiques. Les filles ont obtenu
de meilleurs résultats en français alors que pour cette année
ils ont été équivalents en mathématiques.
L'objectif premier de ces évaluations est de donner aux enseignants
des outils qui les aident à mesurer les acquis et les lacunes ou les
difficultés de leur élèves, et à remédier à ces
dernières. Elles les aident aussi à faire évoluer leur
pratiques et leurs méthodes pédagogiques en fonction des besoins
de leurs élèves.
L'usage de ces outils d'évaluation étant de plus en plus répandu,
même s'il n'est pas généralisé, il a été décidé qu'à compter
de la rentrée 1996, l'évaluation nationale ne serait obligatoire
qu'alternativement à l'entrée du CE2 et de la 6ème.
Les parents sont régulièrement tenus au courant des progrès
de leurs enfants au moyen d'un "livret scolaire" dans lequel sont
notifiés les résultats des évaluations et les commentaires
du maître.
En savoir plus sur l’ EDUCATION SPECIALE
Objectifs généraux
La démarche d'intégration scolaire des élèves handicapés
est indissociable de la mission assignée au système éducatif
d'offrir à chaque enfant la possibilité de développer
sa personnalité, de s'insérer dans la vie sociale, culturelle
et professionnelle, d'exercer sa citoyenneté. Organisée dans
un lieu scolaire ordinaire à partir des besoins de l'enfant, l'intégration
ne se limite pas à une simple action de socialisation ; elle vise à permettre à chaque élève,
quelle que soit la nature de son handicap, à poursuivre au niveau le
plus avancé des apprentissages scolaires.
Un projet à la fois pédagogique, éducatif et thérapeutique
doit être élaboré pour chaque élève intégré en
milieu scolaire ordinaire. Ce projet précise non seulement les formes
de l'intégration (individuelle ou collective, à temps partiel
ou à temps plein) mais aussi les objectifs visés et les moyens
mis en oeuvre.
L'action pédagogique entreprise dans les
CLIS a pour objectif, comme pour tous les élèves
accueillis à l'école, le développement optimal
des capacités cognitives, de la sensibilité, du
sens de la coopération, de la solidarité et du
civisme. Comme pour les autres élèves, mais dans
les conditions particulières créées par
le handicap, cette action favorise la prise de conscience par
l'enfant de ses possibilités réelles, en créant
les conditions qui lui permettent de révéler et
d'affirmer ses capacités dans le domaine des savoirs et
des savoir-faire.
Les SEGPA et les EREA participent aux objectifs
de l'enseignement secondaire ordinaire mais en proposant une
prise en charge éducative spécifique. Permettre à l'élève
de développer sa personnalité, d'élever
son niveau de formation, de s'insérer dans la vie sociale
et professionnelle et d'exercer sa citoyenneté, sont les
principaux axes autour desquels l'action éducative se
déploie. La visée de la scolarisation en SEGPA/EREA
est à terme professionnelle. Il s'agit, donc, de faire
en sorte que les élèves fréquentant les
enseignements généraux et professionnels adaptés
soient mis au cours de leur scolarité en situation de
construire un projet de formation cohérent et réaliste
en prenant en compte les compétences qu'ils sont effectivement
susceptibles de mobiliser et de le réaliser dans les dispositifs
ordinaires d'accès à la qualification.
Méthodes
Dans le premier degré ("enseignement pré-élémentaire" et élémentaire),
des actions d'aides spécialisées sont organisées, conformément
aux dispositions de la circulaire n° 90-082 du 9 avril 1990, au bénéfice
des enfants qui éprouvent des difficultés particulières
dans l'acquisition et la maîtrise des apprentissages fondamentaux. L'organisation,
en réseaux locaux, de ces aides spécialisées a remplacé les "groupes
d'aide psycho-pédagogique" créés à partir
de 1970.
Il est bien entendu que la première aide à apporter aux élèves
relève est de la responsabilité du maître de la classe,
dans le cadre d'une pédagogie différenciée. Celui-ci doit
savoir, en effet, avec le concours éventuel des psychologues scolaires,
repérer, observer, comprendre les difficultés de leurs élèves,
ajuster leurs conduites pédagogiques et évaluer leurs résultats.
L'aide spécialisée n'est requise que lorsqu'une réponse
pédagogique suffisamment efficiente n'a pu être apportée
ou que le recours à l'aide spécialisée s'impose, d'emblée,
comme une évidence.
Dans ce cas, des actions d'aide spécialisée à dominante
pédagogique ou éducative sont mises en place au
sein même de l'école. Elles sont menées par
des intervenants spécialisés organisés en
réseaux (cf. circulaire du 9 avril 1990 précitée)
sous la responsabilité de l'inspecteur de l'Éducation
nationale de la circonscription : psychologues scolaires, professeurs
des écoles ou instituteurs spécialisés titulaires
du CAPSAIS mentionné ci-dessus, option E (pour l'aide
pédagogique) ou option G (pour les aides rééducatives).
Les aides spécialisées à dominante "pédagogique" peuvent être
organisées :
par la constitution de classes à effectif réduit rassemblant
de manière permanente des élèves en difficulté.
Ces classes d'adaptation dont l'effectif ne peut excéder 15 élèves
ont pour objectif de réinsérer, le plus rapidement possible,
dans une classe ordinaire correspondant à leurs possibilités
nouvelles, les élèves qui y ont accompli un séjour; par
l'organisation de regroupements d'adaptation rassemblant de manière
temporaire des élèves en difficulté qui continuent à fréquenter
la classe ordinaire dans laquelle ils demeurent régulièrement
inscrits. Ces regroupements d'adaptation répondent à des besoins
pédagogiques spécifiques. Leurs modalités de fonctionnement
sont définies par le conseil des maîtres et s'inscrivent dans
le cadre du projet d'école dont le (directeur d'école) est garant.
Il est convenu que l'effectif théorique retenu pour ce type de structure,
notamment lors de l'élaboration de la carte scolaire, est de 15.
Classes d'adaptation et regroupements d'adaptation sont placés sous
la responsabilité de maîtres spécialisés titulaires
du CAPSAIS option E. Ils exercent majoritairement leur service dans une même école.
Les actions d'aide spécialisée à dominante "rééducative" sont
destinées à des élèves de l'école
maternelle ou élémentaire en difficulté scolaire,
globale ou particulière, éventuellement à des élèves
handicapés.
Les intervenants spécialisés compétents
du réseau d'aides choisissent et mettent en oeuvre, dans
chaque cas, les stratégies, les méthodes et les
supports les mieux adaptés à leur démarche
professionnelle. L'action d'aide spécialisée à dominante
rééducative est entreprise avec l'accord des parents
et dans toute la mesure du possible avec leur concours. L'intervention
auprès des enfants se fait individuellement ou en très
petits groupes.
La démarche pédagogique spécifique de l'enseignant spécialisé exerçant
dans le cadre d'une CLIS répond aux objectifs suivants:
utiliser la dynamique du groupe d'élèves;
individualiser les objectifs et les procédures pédagogiques;
limiter les handicaps et accroître l'autonomie;
évaluer les résultats de l'action pédagogique.
Les méthodes utilisées dans le second degré prennent en
compte les difficultés rencontrées par chaque élève
; elles ne fixent aucun a priori au développement de son projet de formation.
L'adaptation des enseignements s'appuie sur des pratiques de différenciation
et d'individualisation pédagogique. Des "contrats pédagogiques" d'objectifs
et de durée limités, sont élaborés tout au long
de la scolarité, afin de favoriser la prise d'autonomie par les élèves
et l'instauration d'une image positive d'eux-mêmes. Diverses techniques
et démarches de remédiation sont utilisées pour faire
face aux difficultés récurrentes des élèves, en
associant également les apports de la didactique des disciplines. Un
suivi individualisé est assuré par un enseignant qui est le référent
privilégié, c'est-à-dire la personne à qui l'élève
peut s'adresser pour l'ensemble des problèmes qu'il rencontre durant
sa scolarité. Enfin, la création de partenariats avec différentes
associations, entreprises, collectivités locales ou organismes professionnels
vise à faciliter l'accès à la qualification et l'insertion
sociale et professionnelle des élèves qui sont scolarisés
dans les SEGPA du secondaire.
Évaluation des élèves
Dans les classes de SEGPA, le suivi des élèves s'effectue lors
des réunions hebdomadaires de coordination et de synthèse; il
se traduit notamment par des bilans effectués à certaines étapes
de la scolarité de l'élève et par l'utilisation de livrets
de compétence. Les réunions de coordination et de synthèse
se font sous la responsabilité du directeur adjoint de la SEGPA et concernent
l'ensemble des personnes de la section. Les réunions ont pour objet
d'une part, la concertation de l'équipe de la SEGPA sur son projet pédagogique,
d'autre part, le suivi de chaque élève, ses possibilités
d'évolution, les soutiens et les aides diverses à lui apporter.
Une fois par trimestre, elles se déroulent sous la présidence
du principal et du directeur adjoint de la SEGPA; s'y ajoutent les délégués élus
des parents d'élèves et les élèves. Cette réunion
trimestrielle vise, pour chaque classe, à mieux mesurer l'évolution
des potentialités de chaque élève. Une attention particulière
est apportée à ces réunions en cycle d'orientation (3ème).
Au deuxième trimestre de ce cycle, sont préparées les
propositions d'orientation vers l'un des divers itinéraires accès à la
qualification existants.
Politique d’intégration dans
le Premier degré (enseignement primaire)
Depuis quelques années une politique d'intégration dans l'enseignement
ordinaire des enfants handicapés a été développée.
En 1999-2000, plus de 26 000 d’élèves handicapés
ont été intégrés dans l’enseignement ordinaire,
soit à temps plein (19 000) soit à temps partiel (7 000). L'enseignement
spécialisé du premier degré scolarise 44 790 enfants en
1999-2000, soit 0,7% de l'ensemble du premier degré et 1,2% des élèves
de l'enseignement élémentaire. Cette part est plus faible qu'il
y a 15 ans où elle atteignait 2,1%.
Les établissements publics accueillent à la rentrée scolaire
1999-2000, 94,2 % des élèves de l'enseignement spécialisé du
premier degré.
Le pourcentage des garçons dans la population d'élèves
qui nécessitent une scolarisation adaptée, s'élève à 61%
et reste stable ces dernières années.
Après leur scolarisation dans des classes de l’enseignement spécialisé du
premier degré, seulement une petite part des effectifs (près
de 1 500 enfants) poursuit sa scolarité en SEGPA et EREA ce qui laisse
penser que la majorité s’oriente vers des établissements
socio-éducatifs relevant notamment du ministère de l’Emploi
et de la Solidarité.
Source : EURYDICE, bases de données sur les systèmes éducatifs
en Europe
La scolarité secondaire
Lenseignement secondaire est dispensé dabord
au collège, structure unique daccueil des élèves
pour une durée moyenne de 4 années, puis au lycée
( lycée général et technologique ou lycée
professionnel.).
- Le collège
Cest le conseil des maîtres du cycle
III qui décide quun élève passe en
classe de 6ème de collège. Il nexiste
pas dâge légal pour le passage au collège,
cest dans lannée civile des 10, 11 ou 12 ans
quun enfant peut accéder au collège.
Cest lInspection Académique
qui détermine le secteur géographique de recrutement
de chaque collège. Cest donc en fonction de ladresse
de la famille quun collège est désigné à chaque élève.
Lenseignement au collège dure 4
ans (6ème, 5ème,
4ème, 3ème.), répartis
en 3 cycles :
- le cycle dadaptation, en 6ème
- le cycle central, en 5ème et
4ème
- le cycle dorientation, en 3ème
La décision dorientation essentielle
se situe donc à lissue de la classe de 3ème,
vers une 2nde générale et technologique,
une 2nde professionnelle, ou un diplôme professionnelle
par la voie de lapprentissage.
Au cours de chaque année, lélève
fait lobjet dévaluations par des bulletins
trimestriels, le carnet de notes et de correspondance, par des
entretiens avec les professeurs et le conseiller dorientation,
par des réunions entre les professeurs et les parents.
Lattribution du diplôme national du
brevet sanctionne la formation dispensée au collège.
Mais lobtention du brevet ne conditionne pas lorientation
future de lélève.
- Le lycée
- Le lycée denseignement général
et technologique prépare aux diplômes suivants :
baccalauréat général, baccalauréat
technologique et brevet de technicien.
Lenseignement au lycée dure 3
ans (seconde, première, terminale) répartis
en 2 cycles :
- le cycle de détermination, en seconde
- le cycle terminal, en première et terminale
Les élèves sont affectés dans
le lycée de leur secteur, sauf pour lenseignement
privé, ou si lélève ne trouve pas
une option spécifique.
Même type dévaluations quau
collège.
Lattribution du diplôme national du
baccalauréat sanctionne la formation dispensée
au lycée. Ce diplôme est la principale clé daccès
aux études supérieures.
2- Le lycée professionnel prépare à lexercice
dun métier et aux diplômes suivants :
certificat daptitude professionnelle (CAP), brevet détudes
professionnelles (BEP), baccalauréat professionnel.
La formation des enseignants du premier degré
Tous les enseignants du premier degré (maternelle
et élémentaire) sont recrutés par concours
organisé au niveau de lacadémie.
Depuis 1992, les enseignants, appelés professeurs
des écoles, sont recrutés parmi les titulaires
dune licence (diplôme sanctionnant un cycle détudes
post-secondaire dau moins 3 ans).
Les candidats peuvent être admis dans les
IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres)
, sur examen du dossier, ou sur entretien, pour suivre une année
préparatoire au concours. Ils doivent avoir la nationalité dun
des pays de lUnion européenne .
A lissue de cette première année
de formation théorique, les étudiants se présentent
au concours de recrutement. La formation professionnelle à lIUFM
dure 1 an (au cours de laquelle les étudiants, devenus
professeurs stagiaires, sont rémunérés)
et à lissue de laquelle ils sont nommés dans
une école maternelle ou élémentaire, après évaluation
de leurs compétences.
Lorganisation de la formation totale est
fondée sur larticulation de la formation théorique
et de la formation pratique. A la fin de cette formation, la
certification confère aux enseignants un statut de fonctionnaires
et leur donne droit à un poste denseignement.
Les enseignants du premier degré titulaires
ont la possibilité de poursuivre leur formation, puisquils
disposent de 36 semaines de formation continue, non obligatoire,
sur la durée de leur carrière.
Sources : Ministère de lEducation
nationale
" Connaître lécole " Jean
Férole, Hachette Education
pour en savoir plus : Lorganisation
du système éducatif français ,
www.education.gouv.fr/syst/default.htm
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